Les somnambules – Gilda Piersanti

les somnambules

Nous faisons connaissance avec Gabriele, Massimo et Dario. Autrefois, ces trois-là formaient la troïka, un trio solide et soudé. Amis d’enfance depuis toujours, soudés à l’adolescence, à dix-huit ans, ils ont commis l’irréparable. Le lecteur ignore de quel crime il s’agit, mais en perçoit néanmoins aisément la gravité. Cette erreur appartient au passé et au lieu d’assumer les conséquences de leurs actes, ils ont décidé d’enterrer cette partie-là de leur vie, coûte que coûte.

Aujourd’hui, la quarantaine épanouie, leur amitié a évolué. Gabriele est devenu médecin, Massimo a monté une affaire plus que florissante tandis que Dario passionné de politique et devenu ministre. Les trois hommes vont tour à tour recevoir des avertissements plus ou moins menaçants. La fille de Gabriele est ainsi kidnappée par des ravisseurs masqués, à son domicile.

Dario, en bon chef politique, s’est depuis toujours imposé auprès de ses amis comme un meneur. Mais la situation, particulièrement grave, va donner lieu, une fois de plus, à des divergences d’opinion. Du côté des ravisseurs de la jeune adolescente Flora, l’entente n’est pas nécessairement au beau fixe. Qui sont ces vengeurs du passé venus réclamer justice vingt-cinq ans plus tard ? Qu’a-t-il bien pu arriver pour que le passé ressurgisse tout à coup ? Et jusqu’à quels compromissions et divers coups bas seront prêts nos trois compères à s’abaisser ?

Gilda Piersanti, talentueuse autrice italienne et française de cœur, avec sa plume bien affûtée, son style ample et délicat, tisse une toile de noirceur autour de destinées humaines à la dérive, rongées par la culpabilité et le désir de s’affranchir de toute faute non assumée.

Piersanti frappe fort une fois encore avec ce roman électrisant et brillant qui s’articule autour de personnages superbement campés, pas nécessairement sympathiques, mais passionnants jusque dans leurs mauvais choix.

Je n’ai pas pardonné, mais j’ai appris à vivre avec l’impossibilité de pardonner. Et je n’ai pas voulu que l’histoire se répète. Au début, je croyais qu’il était de mon devoir d’honorer les morts en leur rendant justice, puis j’ai compris que les morts n’ont besoin de rien. Ce sont les vivants qui ont besoin de justice … Ou de vengeance. On confond souvent les deux. 

L’autrice : Gilda Piersanti, née en Italie quand les sixties n’étaient pas les sixties, vit en France depuis de nombreuses années. Philosophe, traductrice en italien, elle a aussi été commissaire de plusieurs expositions à Rome. Depuis 2003, elle se consacre à l’écriture, en français, de romans policiers, publiés aux éditions Le Passage. Après un premier roman évoquant l’affaire Aldo Moro, L’Inconnu du Paris-Rome, Gilda Piersanti entreprend l’écriture d’une série policière intitulée Les Saisons meurtrières (Source Le Passage Éditions).

Les somnambules, Gilda Piersanti, Le Passage

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