Sur le toit de l’enfer – Ilaria Tuti

sur-le-toit-de-l-enfer-ilaria-tuti-robert-laffontDe nos jours, dans les montagnes enneigées du Frioul en plein hiver, la commissaire Teresa Battaglia est appelée sur une scène de crime des plus atroce qui a eu lieu en pleine nature.Un épouvantail a été placé à côté de la scène tel un symbole ou bien la marque du tueur. Cet épouvantail porte les oripeaux de la victime à laquelle on a arraché les yeux. 

Teresa, femme de terrain et d’expérience, spécialiste du profilage est absolument persuadée que ce meurtre, semblant copier un rituel, sera suivi d’autres crimes. Tout le monde n’est pas prêt à la suivre, mais elle n’en a cure. Elle a l’habitude de faire cavalier seul. Et elle a appris à se glisser dans la tête des tueurs qu’elle traque.

Les deux versants d’une montagne

Il faut donc réagir au plus vite, car d’autres victimes risquent de suivre. Dans cette enquête tout à fait hors norme (la scène de crime, le lieu, le modus operandi) elle se voit, pour son plus grand malheur, affublée d’un jeune partenaire : l’inspecteur Massimo Marini dont elle se serait volontiers passée.

Ils semblent incarner les deux versants opposés d’une montagne. Elle est expérimentée, rigide et sèche de prime abord alors que son second est un bleu, mal à l’aise, peu confiant, mais empli de bonne volonté. Très désireux de faire ses preuves, son côté scolaire, son enthousiasme et sa naïveté ne font qu’exaspérer sa supérieure.

Dans le petit bourg de Travenì bordé par les montagnes, Diego apprend que son papa a disparu et sa bande de copains et lui comprennent rapidement que l’atmosphère a changé. Ils savent bien que le papa ne reviendra pas…

Par ailleurs, une présence inquiétante et fantomatique  erre dans les montagnes et surveille de loin les enquêteurs s’affairer, les enfants jouer ensemble, voire ce qui se passe derrière certains volets trop isolés…

En parallèle, nous avons de courtes immersions en 1978 en Autriche d’où tout semble prendre racine. Une jeune femme, Magdalena, prend ses fonctions dans cette institution surnommée l’École du village. L’infirmière en chef hante l’institut et veille sévèrement au grain. Magdalena est prévenue : « L’École requiert du dévouement, et le dévouement présuppose une part de renoncement à sa liberté, y compris celle de la pensée. Tu n’es pas d’accord ? »

Quels secrets, quelles expériences peuvent bien dissimuler ces portes opaques ?

Un premier roman à l’ambiance glaciale

La force de ce premier roman, c’est d’une part l’ambiance glacée de ce décor grandiose du Frioul. Le paysage amplement et richement décrit sans jamais nuire au rythme soutenu est pratiquement un personnage à part entière. La région et son histoire fascinent le lecteur. L’intrigue jouant sur une double temporalité, quoique de facture classique, est finement exploitée dans ce roman intriguant à la commissaire aussi attachante qu’irrévérencieuse et irrésistiblement atypique : la soixantaine, mal embouchée, tentant comme elle peut de cacher ses faiblesses et surtout un grave problème que l’on devine peu à peu.

On referme le roman  avec l’envie de poursuivre sur le second tome et de retrouver ce drôle de tandem !

 

L’auteure : Ilaria Tuti, née en 1976, vit à Gemona del Friuli, dans les montagnes de la province d’Udine, au nord-est de l’Italie. Best-seller depuis sa sortie en Italie, sa série policière mettant en scène le commissaire Teresa Battaglia, dont le premier volet s’intitule Sur le toit de l’enfer, lui a valu d’être surnommée la “Donato Carrisi au féminin” par la presse italienne.

Sur le toit de l’enfer, Ilaria Tuti ( traduit de l’italien par Johan-Frederok Hel-Guedj), La Bête noire, Robert Laffont

 


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