L’usurpateur – Jørn Lier Horst

l-usurpateur-jorn-lier-horst-librairie-le-faillerVoici le troisième roman traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier de l’écrivain Jørn Lier Horst.

En Norvège, dans la rue où vit l’inspecteur William Wisting, un homme est retrouvé mort. Il s’agit de Viggo Hansen qui n’avait ni compagne, ni famille et a priori guère davantage d’amis ou relations sociales.

Un homme qui meurt seul…

Un homme si isolé, si esseulé que quatre longs mois ont passé avant qu’il ne soit retrouvé. Un corps pratiquement momifié grâce à la température basse, à une faible hygrométrie et à une bonne étanchéité dans la maison. S’il a finalement été retrouvé, c’est à cause d’une facture impayée.

Une bien triste fin même aux yeux de Wisting qui, depuis longtemps dans la police, en a pourtant vu d’autres. Sauf que celui-ci est un voisin… Qui ne manquait à personne.

L’affaire est vite classée aux yeux de la police. Pourtant, la fille de l’inspecteur Wisting, Line, qui est journaliste, s’intéresse de près à cette histoire. Elle veut écrire un papier rendant hommage au défunt et surtout mettre en exergue cette solitude extrême que connaissent les personnes vivant seules qui semblent être tellement en-dehors de la société qu’elles n’impriment leur marque nulle part à tel point que quand elles n’apparaissent plus, personne ne le remarque.

… une journaliste qui enquête

Line, qui n’a pas d’actualité brûlante à couvrir à son journal (le seul sujet récurrent étant les chutes de neige enveloppant la région d’un gros manteau blanc moelleux), se concentre pleinement sur Viggo. Sa hiérarchie lui laisse trois jours pour couvrir le sujet. Elle vient ainsi passer quelques jours chez son père à l’approche du réveillon. Chacun pris par les obligations de son métier, ils ne partagent finalement que très peu même s’ils semblent contents de se retrouver sous le même toit. Il semble y avoir un vide depuis la disparition de la mère de famille.

Nous lecteurs, sentons qu’il existe certainement un lien entre la découverte de Viggo et l’enquête complexe et tendue sur laquelle est appelée au même moment Wisting.

Un corps a été retrouvé par un père et son enfant venus chercher un sapin de Noël. Le corps semble avoir séjourné un long moment à cet endroit. Il détient un prospectus datant de l’été dernier et bientôt l’on retrouve les empreintes d’un certain Robert Godwin, un tueur en série d’origine américaine très recherché.

Le commissariat norvégien va devoir ouvrir ses portes aux confrères américains tous sur la piste d’un homme dangereux en liberté depuis beaucoup trop longtemps.

Un roman à l’ambiance glacial

Horst signe un roman policier à l’ambiance hivernale aux côtés d’un père et de sa fille, auprès de personnages dont les émotions et les sentiments se font discrets. Une lecture aussi addictive – renforcée par le rythme très rapide des courts chapitres dont il est difficile d’arrêter la lecture- que passionnante, un vrai roman social dans la veine des Indridason et Mankell.

Un auteur doté d’une plume et d’une ambiance envoûtantes à découvrir sans plus tarder avec celui-ci ou un de ses précédents : Fermé pour l’hiver ou Les chiens de chasse qui sort justement en poche (sans obligation de les lire dans l’ordre de parution).

L’auteur : Jørn Lier Horst est un écrivain norvégien, auteur de roman policier et de littérature d’enfance et de jeunesse. Ancien enquêteur, il publie en 2004 son premier roman, « Nøkkelvitnet », qui est le premier volume d’une série consacrée aux enquêtes du détective William Wisting. Il est désormais considéré comme l’un des plus importants auteurs de roman noir scandinave.

L’usurpateur, Jørn Lier Horst, Série noire, Gallimard

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