Les doigts rouges – Keigo Higashino

les doigts rouges

Dans un quartier résidentiel calme au Japon se joue un drame derrière la façade d’une maison pavillonnaire. Sous ce toit, vivent un couple d’âge moyen, la mère sénile du père de famille et un adolescent, le fils difficile de ce couple. 

Le jeune garçon, asocial, désagréable et semblant dénué de conscience vient de commettre un crime. Il a étranglé à mains nues une fillette. Ne sachant pas quoi faire d’elle, il l’a laissée au beau milieu du salon familial et ne veut plus en entendre parler. C’est à ses parents de régler le problème. La mère de famille, bouleversée, appelle son mari qui est encore au bureau et lui demande de rentrer au plus vite. Les parents sous le choc, affolés, tentent alors d’élaborer un plan pour que leur fils ne soit pas arrêté. Ils prennent donc une décision sans retour possible. Le couple qui n’est pas très uni se met d’accord.En pleine nuit, le père transporte le corps qu’il cache dans un grand carton et le met sur son porte-bagages jusqu’à un petit parc près de chez eux où il l’abandonne dans les toilettes publiques après avoir en vain tenté d’effacer toute trace, notamment les bris d’herbe de leur jardin.

Bien sûr une enquête voit le jour et les enquêteurs interrogent le voisinage. Réussiront-ils à protéger leur enfant ? À résister à la pression ? Leur scénario est-il sans faille ? Ils n’ont eu que peu de temps pour élaborer un mensonge et ils n’ont pas l’habitude de ce genre de situation terrible… L’étau ne tardera pas à se resserrer.

Les enquêteurs, deux cousins, l’un très futé et expérimenté, l’autre ayant soif d’apprendre, abordent l’enquête avec une logique implacable.

Un savant jeu de stratégie que ce court roman japonais se déployant comme le jeu de go dont il est fait référence. L’auteur nous captive tant sur le plan de l’enquête que sur celle des personnages, la famille et les policiers, leur histoire de vie complexe, la psychologie à l’oeuvre dans chaque dialogue, chaque pensée intime, chaque description. L’intrigue est noire, l’écriture précise, sans fioritures, l’ambiance soignée.

Une belle fin qui plus est.

Un romancier à découvrir !

Anne-Sophie

L’auteur : Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Auteur prolixe, il est extrêmement populaire au Japon où ses derniers polars se sont vendus à près d’un million d’exemplaires (Source Actes Sud).

Les doigts rouges, Keigo Higashino (traduit du Japonais par Sophie Refle), Babel

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