Août 61 – Sarah Cohen-Scali

« Nous nous réveillons au son des marteaux-piqueurs. Pas seulement mes amis et moi, dans cette chambre d’hôtel transformée la veille en résidence d’étudiants de fortune. Toute la ville, sur laquelle souffle un vent de panique.
Lundi 14 Août .

Encore ensuqués par les brumes latentes du sommeil, nous croyons pendant quelques instants que nos oreilles bourdonnent à cause de la gueule de bois. Car gueule de bois il y a bien, conséquence inévitable de l’alcool ingurgité en trop grande quantité la veille. Tête douloureuse, langue pâteuse, nauséeux, pris de vertige dès lors qu’il s’agit de mettre un pied devant l’autre, nous avons des mines à faire peur. Sans compter l’impression d’être toujours pris dans un cauchemar lorsque, par la fenêtre, nous découvrons un paysage de chantier où les ouvriers sont à l’œuvre. »

2019, Ben est un vieil homme que la maladie commence à ronger. Al, c’est le petit nom qu’est donné à cette vilaine chose qui, petit à petit, lui prend tous ses souvenirs et sa mémoire. Ben en a pourtant déjà enduré des choses dans sa vie. Et malgré Al qui s’immisce au fur et à mesure, les souvenirs de sa jeunesse refont surface. 
À chaque période son personnage : Beniek, en 1945, enfant qui a réussi à réchapper des camps, exilé Angleterre où il passe de famille en famille. Ben junior, en 1955, citoyen britannique se forgeant ses propres opinions, grandissant avec un passé douloureux. Beni, en Août 1961, jeune homme de retour en Allemagne, affrontant ses démons pour retrouver un amour de jeunesse.
A chacun de rappeler chaque étape de la vie du vieil homme jusqu’à ce week-end de bonheur, à Berlin, grâce à ses retrouvailles avec Tuva, jusqu’à ce week-end de terreur, à Berlin, et ce mur construit entre elle et lui.

C’est encore une fois un remarquable roman que nous livre Sarah Cohen-Scali avec ce retour sur la construction du mur de Berlin et de la période sombre qui va suivre en Allemagne de l’Est, malgré l’espoir d’une partie de la population et la confiance donné à ce nouveau parti.
Et là encore, l’autrice nous raconte la vraie histoire, nous en apprenant toujours plus et nous donnant envie d’aller en découvrir d’avantage sur cet événement.

L’autrice : Sarah Cohen-Scali, diplômée de philosophie et passionnée de théâtre, est l’auteure d’une cinquantaine de romans destinés aux adolescents et aux adultes. Elle a notamment écrit Max (Gallimard Jeunesse, 2012), best-seller ayant remporté quatorze prix littéraires, et Orphelins 88 (Robert Laffont, 2018), également salué par la critique.

Août 61, Sarah Cohen-Scali, Albin Michel jeunesse


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