Ah les braves gens ! – Franz Bartelt

ah les braves gensConnaissez-vous le village de Puffigny ?

Non ?! Bon, il est vrai qu’il n’est répertorié sur aucune carte de France, mais tout de même. Si ce bled n’offre aucune distraction, ni paysage digne d’intérêt, il contient une galerie d’habitants tout à fait inimitables. Comme on en rencontre rarement dans une vie entière…


C’est ce que s’apprête à découvrir notre héros, Julius Dump, qui joue l’écrivain sans en avoir le talent et se met en tête de dégoter un tableau que recherchait ardemment son défunt père dans ce trou paumé. Il va ainsi embaucher un sacré détective qui a une longue carrière, mais très, très peu d’affaires pour s’illustrer. Ce fin limier a, de plus, une vision de la vérité assez personnelle.


Mais, avant cela, Julius rencontrera Polnabébé, un sacré personnage lui aussi, qui se trouve être en panne de « motocyclette » (il faut dire qu’elle et lui, c’est pour la vie semblerait-il) et qui, entre deux allers retours et une réparation, n’hésite pas à refaire les niveaux chez M. Groman, le barman.
Julius est prévenu, concernant le hameau de Puffigny :
« Par ici, il n’y a pas de campagne, monsieur ! C’est le grand vide ! Si vous ne cherchez rien, vous allez le trouver. »

Parmi les figurants désopilants, vous trouverez un couple de vieux rockeurs qui n’en peuvent plus de se kiffer, la mère Bitrose qui a bien fini par s’habituer à son nom de famille et qui cultive une grande passion dans la vie : le macramé dont elle recouvre tout : meubles, voiture, personnes ; un maire particulièrement patriotique, des élèves décidément bien étranges et une drôle de disparition qui suscite toutes sortes de réactions contrastées.

Comme Julius, vous risquez d’être déconcerté de prime abord avant de vous attacher à ce lieu et ces drôles de gens qui vous feront certainement rire à bien des reprises.
Ne passez pas à côté de ce roman noir rural si truculent.

 

L’auteur : Franz Bartelt est né et vit toujours dans les Ardennes. Il est l’auteur d’une quarantaine de livres, dont Les Bottes rouges, grand prix de l’Humour noir, ou Le Jardin du bossu, polar salué par la critique lors de sa parution (Gallimard),  ou encore Hôtel du grand cerf À la fois poète, nouvelliste, dramaturge, feuilletoniste, ce romancier très discret possède un style d’une rare élégance qui, allié à une imagination débordante, font de lui un écrivain précieux (Source Seuil).

Ah, les braves gens ; Franz Bartelt, Cadre noir, Seuil

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